Sous la poussière

archives et technologies de l'information

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mercredi 16 avril 2008

Hommage posthume

J'ai appris avec tristesse le décès de Stéphane Tendon, ancien assistant au Département d'histoire générale de l'Université de Genève quand j'y étais étudiant. Stéphane nous avait à l'époque initié aux mystères de l'histoire orale; c'était le premier enseignement que je suivais avec un site web en support.

J'aimerais rendre hommage ici à ce jeune universitaire parti trop tôt, qui n'a pas attendu le web 2.0 pour s'intéresser à l'usage des technologies de l'information en sciences humaines, et avec qui j'ai toujours eu plaisir à discuter, autour d'une bière ou d'une fondue.

Stéphane était présent sur le web avec un site pro, un blog, , des contributions sur Wikipedia et des profils sur plusieurs réseaux sociaux. Je parle au passé, mais rien n'indique sa disparition sur ces espaces numériques. Une présence posthume qui peut faire froid dans le dos et qui persistera au moins jusqu'à la date d'échéance du nom de domaine ou de l'hébergement. Mais après, plus rien. D'où le besoin d'archiver, pour conserver la mémoire d'un ami.

lundi 7 avril 2008

Poussière de liens sur la préservation des documents numériques

Je balaie ma pile de papiers "à lire" pour vous livrer en vrac quelques documents parus dernièrement, en attendant de présenter en détail ceux qui le méritent.

lundi 3 mars 2008

Sun ouvre son logiciel d'archivage électronique

Sun Microsystems, qui a réalisé le système d'archivage évoqué dans le billet précédent, a annoncé la semaine dernière l'ouverture du code de son logiciel StorageTek 5800.

Comme le dit un commentateur, la stratégie de Sun tend vers le matériel: Try out the software for free; buy the hardware when you're ready for production.

Il est intéressant de lire les cibles du produit sur la page qui lui est dédiée:

  • Digitization and preservation
  • Fixed data access
  • eScience dataset collaboration
  • Medical imaging and records
  • Web harvesting
  • Federated repositories

Soit des institutions peut-être plus sensibles à l'argument "open source". Et pour une fois, ce n'est pas l'archivage à valeur légale (Compliance Archiving) qui est mis en avant, comme sur une autre page du groupe.

La Phonothèque nationale suisse fait office de tiers-archiveur.

Votre service ne possède pas l'infrastructure nécessaire au stockage d'archives numériques? La Phonothèque nationale suisse peut vous aider.

Cette institution a mis en place un système d'archivage numérique conforme au modèle OAIS, destiné à recevoir les fichiers issus de son programme de numérisation. La modularité et la capacité de ce système permettent à la Phonothèque de louer des espaces de stockage à des tiers, pour un coût de 315 francs suisses (soit environ 200 €) par mois et par teraoctet de données.

Si vous devez traiter des données numériques, ce n'est évidemment pas une solution clé en main: le traitement des données reste à votre charge. Mais lorsqu'on travaille à petite échelle, mettre en oeuvre l'infrastructure nécessaire peut s'avérer impossible, et l'externalisation est une solution envisageable.

N'ayant pas eu à m'intéresser à ce sujet, j'ignore si l'offre de la Phonothèque est avantageuse par rapport au marché. Mais une question me vient en tête: peut-on considérer qu'une institution patrimoniale offre des garanties de pérennité plus fortes qu'un tiers-archiveur privé?

mercredi 27 février 2008

ISAAR(CPF) et EAC aux Archives de la Ville de Genève

Les Archives de la Ville de Genève avaient annoncé à l'automne dernier la mise en ligne de notices d'autorité.

Le compte rendu du projet vient de paraître dans le dernier Bulletin d’information francophone sur l’EAD publié par la Direction des archives de France. Merci, chers confrères!

A retenir: la difficulté de faire correspondre une norme intellectuelle, ISAAR(CPF), avec un schéma d'encodage qui n'a pas été développé spécifiquement pour lui répondre.